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Samedi 9 avril, il y a maintenant une semaine, je m’apprêtais avec les 13 000 autres coureurs à prendre le départ du semi-marathon de Bordeaux 2016, mon premier semi-marathon.

Depuis le retrait de mon dossard au village du marathon la veille, je stresse un peu. Quand j’arrive à Quinconces vers 17h00, je me rends compte de ce que je suis sur le point de faire. D’ici deux heures je vais courir mon premier semi-marathon … L’ambiance sur place me permet de réduire le stress que je ressents depuis plusieurs jours. Je suis moins anxieuse et surtout très impatiente de relever ce challenge. Je m’échauffe parmi les milliers de coureurs en attendant de rentrer dans mon sas de départ. L’attente se passe bien car je suis bien accompagnée de mon chéri et de mon amie Alice qui me font rire et qui me détendent très facilement.

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Retrait du dossard la veille du semi-marathon de Bordeaux
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Juste avant de rentrer dans mon sas de départ …

18h30 : on nous indique qu’il est temps de rejoindre nos sas de départ. Ça y est, j’y suis ! Tout de suite tout devient beaucoup plus concret et je me rapproche du sas F, celui des coureurs qui souhaitent finir le semi en 2h. Je comprends que les premiers sas ont un échauffement mais je suis trop loin pour voir quoi que ce soit alors je continue mon échauffement seule en compagnie d’Alice et de Damien qui se trouvent désormais de l’autre côté de la barrière, du côté des spectateurs.

19h00 : le départ est donné pour le premier sas, on avance petit à petit. Plus que quelques minutes et je vais enfin pouvoir courir. A ce moment, je suis impatiente et je n’ai qu’une envie : courir !

19h15 : la ligne de départ est vraiment toute proche. J’observe les autres coureurs, certains ont l’air concentrés, d’autres anxieux et moi je suis heureuse.

19h20 : ça y est, le départ est donné ! Je passe l’arche de départ, je suis vraiment émue et fière d’être là. Je configure ma montre Samsung, mon appli Runtastic et c’est bon je suis partie pour 21 (et quelques) kilomètres. Je cherche Damien et Alice du regard mais je ne les trouve pas. Il se trouve qu’en fait ils se trouvaient au tout début et que j’étais tellement occupée à configurer mon appli que je ne les ai même pas vu … :/

Km.1 : je décide de ne pas partir trop vite et j’ai réussi à m’y tenir. Je regarde les personnes qui nous encouragent, je n’arrive toujours pas à croire que je cours mon premier semi-marathon alors qu’un an avant je ne courrais pas. Je me rappelle des paroles que j’avais prononcé un an auparavant, le jour de la première édition du marathon de Bordeaux  (« mon Dieux mais les pauvres sous la pluie et puis autant de km, jamais au grand jamais je ne m’infligerai ça ») et je souris. J’ai tellement changé, j’ai tellement pris goût à ce sport, à ce bien être …

Km.2 : on passe sur le pont, je me sens bien. Je cherche ma collègue Claire qui se trouve dans les environs sans jamais réussir à la trouver. Je regarde mon chrono, un peu lente mais je ne souhaite pas brûler mes réserves dès le début. Tout va bien …

Km.5 : premier ravitaillement, je décide de prendre un verre d’eau que je bois cul sec et je repars de plus belle. A ce stade de la course, je cours plus vite, plus vite que pendant mes entraînements mais tout va bien. Le passage du pont de pierre est génial : beaucoup de spectateurs tous plus motivants les uns que les autres sont là pour nous encourager. Je cours le sourire aux lèvres, que du bonheur. Le passage sous l’arche « Bion c’est bon » au niveau de St Michel est aussi juste génial. Il y a des bandas qui entament la musique de l’Aviron Bayonnais, je me sens chez moi aux fêtes de Bayonne et je chante même un peu. J’ai le moral encore plus haut, j’accélère un peu.

Km.10 : deuxième ravitaillement et tout va toujours très bien pour moi ! J’ai soif, je prends un verre d’eau et c’est reparti pour moi. On va arriver vers les Chartrons, ce quartier où j’ai vécu et où je passe encore beaucoup de temps, je suis contente. Je sais aussi que je suis à presque 5 km de Damien, Cindy, Ghislane et Alice venus m’encourager. J’ai hâte de les voir et de leur dire que tout va bien.

Km.15 : je viens de voir mon petit groupe de supporter et j’en avais besoin parce que j’ai commencé à légèrement m’ennuyer entre le Km 10 et le Km 15. Les voir et leur parler me redonne un coup de boost. Troisième ravitaillement, je prends toujours un peu d’eau et deux quarts d’orange car je commence à fatiguer un peu. Je suis toujours motivée. A ce stade de la course, je sais que je suis à un peu plus de 5km de la fin. Je me dis que je peux et que je vais finir la course malgré les premiers signes de fatigue et surtout malgré l’ennui. Il faut dire que les rues des Chartrons sont moins animées et la route me parait tellement longue, les rues interminables (surtout la rue Camille Godard : une horreur), dure épreuve pour mon mental qui, je le sens bien, lâche d’ennui…

Km.20 : les choses se sont considérablement compliquées pour moi. L’ennui dans le parcours des Chartrons a eu raison de ma motivation. Le physique va bien mais la tête n’y est plus. Je n’ai désormais qu’une envie : terminer cette course qui commence à se faire longue, très longue … A la fin du cours St Louis, mon petit groupe de supporters me redonnent un peu de motivation mais ça ne dure pas longtemps. Nous arrivons au niveau de l’arrêt de tram Jardin Public et de Quinconces, courage c’est bientôt la fin… C’est la foulée des pavés de la place qui ont eu raison de moi, mon dos n’a pas supporté ce type de sol et j’ai maintenant une douleur très vive en haut et en bas du dos. Chaque foulée est terrible, il faut que ça s’arrête.

Dernier ravitaillement devant le Grand Théâtre, je sais que c’est la fin mais je ne peux plus courir. J’ai peur de me blesser et je décide donc d’alterner marche et course. Tant pis pour le chrono. A ce moment, je n’ai plus de motivation, plus de dos. Je me dis que je dois juste terminer entière. Les encouragements des spectateurs n’ont plus beaucoup d’effets sur moi sur la fin. Je suis mentalement et physiquement au bout. Deux policiers me font rire en m’encourageant, allez on y va, je me remotive, je sers les dents on est presque à le fin et je passe la grosse cloche en courant.

Km.21 : je suis sur la dernière ligne droite. C’est enfin la fin, je sais que d’ici quelques secondes je serai semi-marathonienne ! J’accélère en arrivant sur le tapis bleu et je passe l’arche d’arrivée sous les flashs des reporters ! Je l’ai fait, je suis semi-marathonienne!

Quelle bonheur d’en être arrivée là ! Quelle fierté aussi ^^ je récupère ma médaille et pars à la recherche de mon amie Virginie qui fait partie des bénévoles du ravitaillement de fin. On se saute dans les bras, j’ai envie de pleurer (à ce stade je ne sais pas si c’est de douleur ou de bonheur. Certainement un peu des deux 😉 ). Je fais enfin la photo du finisher et je retrouve mes amis qui m’attendaient un peu gelés et très fiers de moi. Un bel happy ending pour mon premier semi-marathon.

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Semi-marathon de Bordeaux 2016 : Finisher !
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Ma belle médaille <3

Bilan du semi-marathon de Bordeaux  :

Il m’a fallu plusieurs jours pour pouvoir prendre du recul sur ce semi-marathon parce que j’ai vécu ma performance comme un échec. J’avais placé la barre haut et je n’ai pas pu atteindre les objectifs fixés. Beaucoup de coureurs m’avaient dit que le principal pour un semi est de passer l’arche finale et que l’objectif temps est plus à positionner une fois cette première course passée. J’avais quand même cette furieuse envie d’aller plus loin, de faire mieux, de me prouver que je peux le faire. Epic fail et pour être honnête cet échec est entièrement de ma faute. Pourquoi ? Essentiellement pour deux raisons :

  1. Je ne me suis pas bien préparée : le travail, les maladies et blessures à répétition ne m’ont pas permis de m’entraîner trois fois par semaine. J’ai souvent zappé le fractionné donc forcément, et je le savais, les 2h de course pour le semi-marathon allaient être compliquées à atteindre.
  2. Mon corps n’est pas assez musclé, je n’ai pas fait de gainage en marge de la course ce qui explique pourquoi mon dos a lâche sur la fin sur les pavés (qui ne sont pas non plus un sol adapté à la course).

–> Bien fait pour moi j’ai envie de dire, je ferai mieux l’année prochaine.

Que m’a appris cette expérience ?

Cette belle expérience m’a appris qu’un semi-marathon ça ne s’improvise pas. Si on veut atteindre un objectif, il faut être régulier et rigoureux dans sa préparation.

J’ai aussi appris qu’il est fondamental de gainer et de renforcer son corps pour ce genre de course. Ma plus grosse erreur certainement puisque mon dos a lâché alors que mon souffle et ma respiration n’ont pas flanché de toute la course.

Pour donner une note plus positive, j’ai pu voir l’impact plus positif des encouragements de mes proches lors de cette épreuve. En effet, je me suis préparé seule pendant 8 semaines, j’ai couru seule pendant plus de 21 km, le soutien des proches est une véritable mine d’or en terme de motivation et de force mentale. En ce qui me concerne, je les entais tous avec moi, ça m’a donné des ailes par moment et le fait de les voir, de leur parler m’a réconforté comme jamais à d’autres moments. J’espère être toujours aussi bien entourée pour les prochaines courses et pourquoi courir en duo en trio voir plus si affinité … 😉

Au final …

Au final, malgré la déception de mon temps, de mon dos qui a lâché, j’ai adoré le semi-marathon de Bordeaux. Un super organisation, un parcours presque parfait (selon moi le parcours dans les Chartrons serait à moduler car on s’y ennui très vite. Il faudrait également éviter un max de faire passer les coureurs par les pavés, absolument pas adapté pour la course), des ravitaillements plus que corrects et surtout, surtout une ambiance de fou ! Le public bordelais est génial, ça crie de tous les côtés, on sent les encouragements et ça fait un bien fou !

Tout ça pour vous dire que je re-signe directement pour l’édition 2017 avec cette fois-ci un chrono que je compte bien exploser 😉 Je suis aussi sur le point de m’inscrire à des cours de cross fit sur Bordeaux pour bien préparer et muscler mon corps (je cherche une salle, pour ceux qui ont des endroits sympas à me conseiller je suis preneuse ;)).

Je pense également m’inscrire au semi-marathon de Paris 2017 et éventuellement à celui de La Rochelle qui, parait-il est top. Plein de beaux projets running à venir très vite avec toujours cette furieuse envie de me dépasser et de repousser mes propres limites ! 😉

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La joie d’être arrivée jusqu’au bout

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